Date |
Titre et auteur |
25 octobre 2008 |
|
20 octobre 2008 |
|
28 août 2008 |
|
21 juillet 2008 |
|
3 juillet 2008 |
|
6 février 2008 |
|
4 janvier 2008 |
|
23 juillet 2007 |
|
15 avril 2007 |
|
29 mars 2007 |
|
1er décembre 2006 |
|
25 avril 2006 |
|
8 avril 2006 |
|
3 mars 2006 |
|
11 février 2006 |
|
|
|
La pollution était évitable
Luis Guëll-Jornet (Amis du canal de l’Espierres) - 25 octobre 2008.
Votre explication sur le ruisseau qui "passe en siphon sous le canal dans le bief en aval de l'écluse d'Estaimpuis, pour rejoindre le riez d'Espierre de l'autre côté" est inexacte ! Vous désinformez vos nombreux lecteurs ! Depuis le dernier conflit armé mondial - au moins - le siphon n'existe plus. Sur l'incident lui-même, nous maintenons qu'il s'agit d'un cas de négligence gravissime de LMCU. Et ce n'est pas la première fois ! C'est purement et simplement du mépris à l'encontre d'un état membre mitoyen ! De toute façon, que risquent les responsables de LMCU ? Et le "principe de précaution" ? Ils s'en moquent ou, pire, ne connaissent pas ou encore pire, n'y pensent pas ?
"Les effluents des usines (dont une teinturerie) sont normalement évacués par le réseau d'assainissement pour être traités par la station d'épuration de Grimonpont." Oui, mais le dimensionement de la station de relevage du Petit-Tourcoing à la frontière franco-belge est nettement insuffisant ! Et il n'existe pas de bassin tampon de rétention en cas de problème grave pour éviter les pollutions que nous connaissons de manière récurrente !
Je promets bien du plaisir aux plaisanciers anglais, hollandais... (avec leurs joyaux de bateaux) qui emprunteront fièrement le canal de l'Espierre !
Sûr qu'ils apprécieront de voguer sur les flots... 'lie de vin' entre Estaimpuis et Saint-Léger !

Le Canal de l'Espierres encore pollué
Alain (de Leers France) - 22 octobre 2008.
J'emprunte régulièrement le chemin de halage depuis le pont de Grimonpont à Leers (France) pour rejoindre l'Escaut en Belgique. Je constate que le canal est très pollué à partir du Pont d'Estaimpuis (couleur rouge, et boue flottante à la surface du canal). Cette pollution s'estompe au fur à mesure de ma progression vers l'Escaut sur la commune de Spiere en Belgique. Pourquoi ce pic de pollution à cet endroit, alors que sur l'Escaut les pêcheurs reviennent et qu'en amont de ce pont d'Estaimpuis le canal est très poissonneux ? L'Espierre après traitement par la station d'épuration de Leers/Wattrelos coule jusque l'Escaut, avec une eau de bonne qualité, lorsqu'il se jette à l'Escaut le ruisseau est peuplé de canards et poules d'eau. Est-ce le riez Delbecq qui est responsable ? Cette pollution a toujours existé depuis des années que je fréquente le canal, pourquoi ne pas raccorder ce riez par un siphon sous le canal au riez de l'Espierre ? Des travaux sont en cours sur la commune de Leers, au niveau du pompage du Riez Delbecq vers la station d'épuration avec le percement d'un bassin d'orage, ça réglera peut-être la pollution du canal de l'Espierre.

Mon combat pour les canaux abandonnés
Charles Berg - 28 août 2008.
Redonner vie aux canaux abandonnés, c'est un "combat" pour lequel je milite, à mon humble niveau, depuis près de 20 ans. Et voir renaître ces voies d'eau dont on a connu les écluses murées est une grande satisfaction (canaux de Pont-de-Vaux, d'Orléans, de Berry, rivières Cher, Lot, Baïse...), même si, dans ce domaine, nous avons encore beaucoup de retard sur nos amis britanniques, et - hélas - beaucoup moins de motivation qu'eux. J'espère pouvoir venir bientôt tremper la sole de MS Blue Berry dans le canal qui relie le pays d'Astérix à celui de Tintin.

Alerte à la pollution !
Marie Bennaceur - 21 juillet 2008.
Je me permets d'attirer votre attention sur le fait suivant : ce matin, en me baladant sur le bord du canal, j'ai remarqué qu'à 3 kilomètres environ de la frontière franco-belge côté Belgique, que l'eau du canal était "rouge-bordeaux". Qu'en est-il ? Faut-il craindre une pollution du canal ?
En réponse à cette inquiétude, vous pouvez voir notre article sur la page Environnement.

Halte aux engins à moteur ! Place aux PMR !
Pascal Huyghe - 21 juillet 2008.
Bonjour,
Le 11 juin prochain, il y aura l'inauguration officielle de « La Maison du Canal » à Leers-Nord. Avec la remise en état des écluses, la promesse du dragage complet, c'est une preuve qu'à force de ténacité et de volonté, tant du pouvoir communal et des particuliers, il y a moyen de faire avancer les choses dans le bon sens.
Reste maintenant, à faire en sorte d'interdire l'accès des bandes herbeuses et le chemin de hallage aux différents engins à moteurs qui prennent ces endroits pour des terrains de cross ou de zones de stationnement et qu'ils sont les seuls à pouvoir bénéficier de leur utilisation. Il serait peut-être bon que les services de police fréquentent le site et n'hésitent pas à dresser des procès verbaux.
Un autre point, il serait bien également de faire que le site soit accessible aux personnes à mobilité réduite en créant des boucles incluant le chemin de hallage et les bandes herbeuses. Il existe des systèmes de pontons (caillebotis) prévus pour permettre la circulation des personnes à mobilité réduite (personnes en chaise roulante, difficulté de se mouvoir, parents avec poussettes, aveugles, personnes âgées,...).

De l'eau de qualité, s'il vous plaît !
M. Guëll-Jornet - 6 février 2008.
De la « Deûle à l'Escaut », les problèmes « d'alimentation en eau » ne datent pas d'hier... Doux euphémisme ! Et l'association « Les Amis du canal de l'Espierre » de Leers-Nord s'est souvent battue pour obtenir un niveau d'eau acceptable, afin de garantir la survie de la diversité biologique, ainsi que la pratique de la pêche... Or, en nous basant sur les informations disponibles en France (car, malgré les assertions, les gesticulations du bourgmestre d'Estaimpuis, en Belgique il n'y a aucune donnée disponible à ce sujet...), nous prenons bonne note des dispositions prises relativement à une « bonne alimentation du canal... de la « Deûle à l'Escaut ».
D'abord, l'alimentation « historique »... L'ancienne «source» d'eau du canal, l'Usine élévatoire de Lille, servira encore quelques années. « VNF » investit près de 200 000 euros hors budget « Blue Links », pour remplacer la pompe actuelle qui risquait de rendre l'âme, précise-t-on...
Ensuite, un système d'alimentation en eau totalement repensé, nous garantit-on... D'abord, construction de « stations de pompage » au niveau de chaque écluse : à chaque « bassinée », l'eau du bief aval étant relevée au niveau du bief supérieur. Puis, l'apport d'eau de qualité (?) de la station d'épuration de Wattrelos issue d'un traitement final par un système dit « d'îles filtrantes ». Cette contribution garantira - nous affirme-t-on - la qualité d'eau du canal de Roubaix & de l'Espierre et permettra également d'enrichir la biodiversité du cours d'eau.
Oui, mais... « Quid » de la qualité de l'alimentation « forcée » de notre cher canal par les « eaux de lessivage » des chaussées et des égouts - transitant au travers des très nombreux « déversoirs » branchés sur la voie d'eau - en cas de pluies importantes et d'orages ? Et, à ce sujet, avant le commencement des travaux, y a-t-il eu, effectivement parfaite consultation, concertation entre L.M.C.U. et les différents partenaires du projet « Liens Bleus », en France ? Et en Belgique ? Qu'il nous soit permis d'en douter...

Différencier les espaces... en prenant en compte les pêcheurs.
M. Cattez - 4 janvier 2008.
Tout à fait d'accord avec Monsieur Francis Fauvergue en ce qui concerne les chemins de hallage et la cohabitation pacifique des joggers, cyclotouristes et promeneurs de tout poils qui utilisent chacun les chemins de hallage. Il serait intéressant que de-ci de-là, soit dispersés des espaces dévolus aux pêcheurs. Ceci effectivement, pour épargner le matériel de pêche que les adeptes de ce sport sont amenés à "disperser" autour d'eux (et ceci de façon tout-à-fait raisonnable) afin de pratiquer leur sport préféré. En effet les cannes à pêche à emboitement long bien souvent de 9 à 13 mètres sont déposées de façon régulière en arrière du pêcheur et dépassent de ce fait largement sur les espaces de circulation communs. Il est assez fréquent que les élèments de canne à pêche soit écrasés par des utilisateurs qui ne s'attendent pas à trouver ce genre de matériel à même le sol. Celà rend une canne à pêche inutilisable et le prix d'un élément de remplacement coûte en général autour de 80 ?.
Mon propos n'est pas de privillégier telle ou telle pratique mais le canal ayant deux voies de hallage, mettre en pointillé sur sa longueur quelques espaces dédiés "aux rois de la gaule" ne parrait pas extravagant.
A noter également que les amateurs de pêche sont bien souvent de bons observateurs et qu'en aménageant ces quelques points ils deviendraient par la même "tour d'observation" notamment en matière de pollution.
En tout cas, la tournure que prennent les abords de notre canal roubaisien donne l'envie de se réaproprier cet espace et j'y retourne très régulièrement pour me promener, jogger ou tout simplemnt flâner.
Vivement l'inauguration ... j'y serais coûte que coûte, ça c'est sûr !

Manque d'informations... et d'amarrages.
Roger Edgar - 23 juillet 2007
Quelques remarques après une récente visite des deux extrémités de la liaison Roubaix-Espierres, lors d'un voyage dans le nord de la France et en Belgique.
La partie belge de l'Escaut est très attractive, ceci par rapport à la fin du canal dans la ville de Lille, décrite comme peu attrayante. J'ai été surpris de voir qu'il n'y avait aucune information ou publicité sur la réouverture du canal.
Une autre observation, en rapport avec la future utilisation du canal, est la disponibilité des places d'accostages à l'approche des jonctions avec l'Escaut et la Lys.
Sur l'Escaut, il y a Bossuit, à environ 6 km et une écluse en aval, à la jonction avec le canal Bossuit-Courtrai. Le guide récemment publié sur la Belgique (de Jacqueline Jones, publié par Imray), réclame des pontons avec eau et électricité.
En réalité il y a environ 100m de quai bien aménagé avec des amarrages, un bon tirant d'eau, mais pas de point d'eau et un panneau d'électricité vandalisé. Le quai est très fréquenté au point qu'il est difficile d'utilisation. Vers l'amont, il n'y a rien jusqu'à Antoing et Péronnes.
Du côté français, il y a un joli petit port à Wambrechies, quelques km en aval avec un bon tirant d'eau, fourniture d'eau et d'électricité, mais envasé (1,2 m à l'entrée, un peu moins d'1 m à mi-chemin). Pour beaucoup de bateaux, seul l'amarrage à l'extérieur devrait être possible. A Lille, le quai d'amarrage, en amont de l'écluse du bras mort de la citadelle, est un emplacement agréable, mais il n'y a ni point d' amarrage, ni eau, ni électricité (malgré une fontaine qui montre bien la présence d'eau potable disponible de ce côté).
Si la réouverture pouvait servir à quelques améliorations pour tous ou certains de ces amarrages, je suis sûr que ça valoriserait l'utilisation de cette nouvelle liaison.

Chemin de halage
Francis Fauvergue - 15 avril 2007
Étant cycliste, j'ai déjà apprécié le circuit par le canal de Roubaix, la Marque, la Deûle, la Lys et retour par Menin et Mouscron, que j'ai parcouru il y a 3 ans. Une réflexion : ne pourrait-on pas avoir un chemin pour les pêcheurs et un autre pour les cyclistes ? Pendant que nous roulions le long de l'Escaut, mon compagnon n'a pu éviter de rouler sur une canne à pêche, le pêcheur retirant sa canne juste au moment de notre passage.
Et indiquer le changement de berges aux ponts ...

Un formidable potentiel socio-économique.
Interview de Mark Llyod - 29 mars 2007
Nous avons rencontré Mark Lloyd, consultant Voie d’eau à l’occasion du colloque Urban Water en Mars dernier. Il revient sur les potentialités offertes par la remise en navigation du canal. Témoignage.
David : « Mark, comment avez-vous été impliqué dans le projet de réhabilitation du canal de Roubaix ? »
Mark : « Le maire de Roubaix m’a demandé en 1999 de venir avec deux de mes confrères de l’établissement public British Waterways : Judy Grice, architecte, et Ian White, ingénieur. Ils ont été très étonnés de trouver de nombreuses similitudes entre le Canal de Roubaix et nos canaux en Grande-Bretagne. »
David : « Et l’étude PADDE ? »
Mark : « C’est arrivé plus tard. On m’a demandé de rejoindre l’équipe de l’étude PADDE pour étudier les impacts socio-économiques. Mais aussi pour mettre en avant tous les bénéfices que pourraient amener la réouverture du canal au niveau local. »
David : « À quel moment cela s’est-il passé ? »
Mark : « C’était en 2002. »
David : « D’accord, mais aujourd’hui en 2007 comment voyez-vous l’avenir du projet et comment analysez-vous les impacts de la réhabilitation ? »
Mark : « C'est formidable ! La réhabilitation des écluses est finie, le travail des paysagistes avance vite. Je pense que c’est merveilleux d’offrir aux communautés locales un projet qui avance si bien et si vite. »
David : « Nous parlons actuellement de réhabilitation qui est un projet local, mais en quoi ce projet est-il d’intérêt européen ? »
Mark : « Il est européen car il ne s’adresse pas seulement au marché local mais à toutes personnes qui portent un intérêt aux canaux et tout particulièrement aux plaisanciers en France, aux Pays-Bas, en Belgique et en Grande-Bretagne. Pour ces derniers, je crois qu’il y a un grand intérêt qui peut être exploité. »
David : « Que représente cet intérêt sur le plan économique ? »
Mark : « Au niveau économique cela représente de nombreux visiteurs qui pourront dépenser dans les commerces locaux. Cela implique également l’augmentation des valeurs immobilières, les propriétaires actuels pourront investir dans de nouveaux biens ou effectuer des rénovations. Ces investissements d’infrastructure engendrent une augmentation de la valeur globale des biens immobiliers et donc des recettes fiscales des collectivités. »

Un canal, des racines.
Interview de Rogère Duquesne - 1er décembre 2006
Quand on écoute Rogère Duquesne raconter son attachement au canal de
Roubaix, c’est comme ouvrir un livre d’histoire et
d’images où se lit une belle
leçon de vie.
Rogère Duquesne aurait dû naître comme ses sœurs, sur le bateau ; mais en 1944, la guerre en décide autrement et elle naîtra dans une maison. Petite fille et fille de mariniers elle passera en revanche les 11 premières années de sa vie sur les canaux.
"Ce sont vraiment mes racines"dit-elle en commentant une à une de précieuses
photos noir et blanc : des
bateaux en bois au début qui ne transportaient que du
charbon ou du sable parce
que ça ne craignait pas trop l’eau. Plus tard les
bateaux en fer permettent de
diversifier les marchandises que ses parents transportent en France et
en
Belgique et vident parfois à Wattrelos ou à Roubaix.
"La géographie aussi je l’ai apprise sur les canaux" se souvient Rogère qui ne supporte pas la séparation à l’âge où les autres enfants rejoignent la pension. Après quelques semaines d’école "où elle se serait rendue malade", elle revient sur le bateau et suit les cours par correspondance.
"On vit sur le bateau et on est heureux"
Ce n’est pas le grand confort à cette
époque, le logement est petit, "mais on est en
famille ! Mon père, ma mère et
mes sœurs. Et puis c’est la liberté, on n’est pas enfermé ! Quand les biefs ne sont pas très longs, on suit sur les berges, on est dans la nature".
Une liberté qui ne concède rien aux règles de sécurité. "Ça pouvait choquer les gens ‘d’à terre’, mais petits on était attachés sur le bateau pour ne pas tomber à l’eau ou risquer de s’étrangler avec la barre, la fameuse ‘guillotine’ qui sera remplacée plus tard par le macaron.
"C’est là que nos parents nous ont appris le respect de
l’autre, la solidarité"
"Quand on s’arrêtait le soir on se
retrouvait, tous les mariniers se connaissaient, on croise ses amis,
ses
cousins, ses oncles,... les enfants jouent ensemble sur les berges, on
ne
connaissait pas l’agressivité."
Mais la
convivialité rime ici avec
respect et solidarité : s’il y a du vent on aide
le voisin à amarrer. "Et puis,
il y a des règles qu’on nous apprend tout petits :
il n’était pas question pour
les enfants de courir sur le bateau d’à
côté, ça ne se faisait pas."
Pas question non plus de passer sur le bateau amarré
près du sien par derrière
parce que c’était le logement de la famille.
"C’était pas contraignant, on
était habitué".
Rogère
évoque encore avec un bonheur
non dissimulé le passage des écluses toujours
fleuries, les enfants agglutinés
sur les ponts pour voir passer les bateaux, la fierté
d’aider son père à
goudronner les écoutilles, les mariages où on
pavoise les péniches, les choix
des voyages au bureau d’affrètement.
Rogère parle aussi des coups durs, les hivers où les plats-bords sont gelés et où l’on risque la vie de toute la famille, les revenus qui ne sont pas élevés et surtout la maladie et l’hospitalisation de son père qui contraint toute la famille à vivre 'à terre'.
"A cette
époque, une femme seule n’a pas le
droit de conduire une péniche".
"Un canal c’est une richesse !"
Installée à Roubaix depuis sa vie 'à terre', Rogère Duquesne ne s’est jamais éloignée du canal qu’elle a défendu avec acharnement au sein de son comité de quartier.
"Quand un canal ferme, les berges se détériorent, les
écluses aussi, un canal c’est un
lieu de vie." Parmi les nombreux projets qui se dessinent
autour du canal,
Rogère cite les nouveaux quartiers qui favoriseront les
logements individuels
avec de petits jardins, Rogère espère vraiment
"qu’on puisse y retrouver cet
esprit de partage, de convivialité et
d’entraide".

Emilienne, l'enfance de l'eau
Emilienne Vandekerkove - 25 avril 2006
Il était une fois une petite fille de 2 ans et demi, venue s’installer avec ses parents, son frère et sa grand-mère maternelle à la ferme du canal, à « l’cense Casaque » pour ceux qui connaissent. Très vite, mon frère et moi-même, nous sommes liés d’amitié avec Chantal la petite fille du café d’à côté : « Estaminet-boutique » tenu par Jérôme et ses filles.
Nous étions 3 mousquetaires. Un pour tous, tous pour un. A pieds, à Cheval, et surtout à vélo. De la Deûle à l’Escaut, nous étions des héros.
J’avais 8 ou 10 ans quand le canal est devenu mon ami, mon terrain de jeux et mon doux nid. Avec l’accord de mes parents, nous jouions le long du canal, jamais très loin, presque à portée de vue, maman était très vigilante. C’était d’aussi loin que je me souvienne, des vacances magiques, des moments idylliques. Notre endroit de prédilection, c’était l’écluse et les péniches, la maison de Jeanne et Victoire. L’aubette et les douaniers, il faut que je vous raconte : il y avait Claudy, Serge, Jean et bien d’autres encore mais je ne revois que leurs visages.
Quant à Michel, l’éclusier, je le regardais les yeux écarquillés, ouvrir et fermer ses écluses. J’aurais bien voulu l’aider mais j’étais si froussarde que je n’osais pas lui demander.
Quand la péniche était dans l’écluse, nous pouvions y monter. Exceptionnellement bien sûr ! Ah le plaisir du « pour une fois » !... Le chargement des ses grosses machines flottantes me fascinait. C’était du gravier, du charbon, du blé.
Parfois nous pêchions pour faire « comme »… Une branche bien coupée, une allumette pour bouchon, rien de méchant pour les poissons et le tour est joué. Nous étions pêcheurs d’Islande, bateliers de la Volga. Nous étions heureux, tout simplement.
Que de promenade, que de fou-rires, d’herbes écrasées par nos goûters.
Le canal, 50 ans plus tard, c’est toujours et plus que jamais la berceuse de mon enfance ; le souvenir d’un frère adoré et d’une amie toujours aimée.
Un peu de son eau coule dans mes veines, du O positif pour l’éternité et j’en suis fière. La majesté de ses peupliers me rassure et me pousse à regarder vers les sommets.
Il est et restera une partie de moi.

Pour des amarrages plus sûrs en ville : des anneaux plutôt que des bollards !
Roger Edgar - 8 avril 2006
J'ai lu les projets de réouverture du canal avec intérêt. Pour commencer, une petite observation concernant l'aménagement des amarrages. Il est probable que les 'convois' franchissant les échelles d'écluses comptent assez fréquemment 3 bateaux entre 8 et 12 m de long. Par conséquent 3 bollards sur 38m de long, longueur d'une péniche, n'est pas adapté - il en faudrait au moins 4, voire un ou deux de plus.
Une autre remarque au sujet des amarrages. Afin de limiter les risques de desserrage accidentel des amarres des bateaux pendant la nuit ou lorsqu'ils sont laissés sans surveillance, il vaudrait mieux installer des anneaux auxquels fixer les amarres et détachables une fois à bord (ou ces taquets utilisés dans les ports maritimes) plutôt que des bollards. Il m'est arrivé à 5 reprises ces 10 dernières années de voir mes amarres détachées, toujours en zones urbaines et toujours dans des situations où la corde pouvait facilement être ôtée du bollard par quiconque passant par là.

Un autre élément du maillage bleu transfrontalier ?
Philippe Monsieur, Président de NautiV, Fédération des Industries Nautiques Flamandes - 3 mars 2006

Photo de l'écluse de Houtem, © NautiV
Il existe un autre canal transfrontalier, quasiment oublié, qui s'appelle Canal de Bergues (Bergenkanaal) en Flandre, puis Canal de la Basse Colme en France. A Bergues ce canal devient le Canal de la Haute Colme. Il n'existe pas de projet, selon mes informations, sur le canal côté flamand, qui est à très petit gabarit (l'écluse de Houtem faisait 26,65m de long et 3,50m de large). Le Canal de la Basse Colme est beaucoup plus grand, et il suffirait de rendre mobiles quelques ponts pour qu'il soit navigable pour les bateaux de plaisance.
Une liaison navigable pour la plaisance entre Furnes (Veurne) et Bergues (et de là vers Saint-Omer) serait un merveilleux projet, et techniquement faisable. Elle traverse un merveilleux paysage de polders, que seuls les cyclotouristes connaissent aujourd'hui.
Dans la même région, quelques kilomètres au sud, l'administration des voies navigables flamandes (W&Z) a réalisé quelques travaux permettant aux bateaux de plaisance de remonter l'Iser de Fintele (jonction avec le Canal de Lo) jusqu'à une jolie halte de plaisance à Roesbrugge.

Et les marchandises ...?
Annemarie Van Oers - 11 février 2006
Les propriétaires de Picaro, une péniche de 38.50m (www.picaro.nl), sont aussi intéressés par le programme Blue Links :

La sistership du 'Picaro' au 1/40ème.
Nous soutenons toutes les initiatives qui attirent l'attention sur les possibilités de transport de marchandises sur les canaux à petit gabarit. Toutefois, nous avons bien peur qu'un tirant d'eau de 1.60 m ne soit plus du tout rentable pour le commerce (180 tonnes maximum au lieu de 250 tonnes).
Pour les festivités d'ouverture, nous ferons de notre mieux pour participer nous-mêmes ou délèguerons à un collègue qui est prêt à le faire, mais c'est toujours difficile pour des mariniers (cela revient finalement assez cher) de participer à ce genre d'événement. Nos voyages peuvent être prévus dans une certaine mesure, mais nous ne pourrions confirmer que quelques jours à l'avance.
Emprunter le canal à vide sera sans doute plus facile et moins cher que chargé aux trois quarts, à moins que les autorités locales ne puissent trouver du fret et tout ce qui va avec. Mais nous devons être absolument certains que le tirant d'eau sera suffisant (et qu'aucune épave de voiture ou de vélo ne reste sur le fond), et que le tirant d'air et la largeur soient respectés (très souvent le haut des murs des écluses vieilles ou non-entretenues est penché vers l'intérieur du sas et de nombreuses écluses se révèlent un peu moins larges après leur restauration par VNF...).
La plupart des mariniers hésitent à franchir en premier un canal français après un chômage de trois semaines, alors après 23 ans d'arrêt ...

|