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Des idées pour et des points de vue sur Blue Links

Voici les opinions et les idées sur le projet, envoyées par mèl par les visiteurs ou exprimées sur d'autres media.

--> N'hésitez pas à donner vos idées et vos opinions


 

Date

Titre et auteur

19 mars 2009
Ne manque qu'une cale de mise à l'eau !
Jean-Pierre Billiet.
27 février 2009
Traversées dangereuses.
Luc.
12 février 2009
Projet de sauvegarde de l'ancienne écluse de Don
Alain-Pierre Loyez.
18 janvier 2009
50 bateaux annoncés à la fête !
Xavier Cleenewerck.
6 janvier 2009
Cloaque sur le chemin de Croix.
Didier Peillon et Jacques Ferla.
1er décembre 2008
Halage du Canal de l'Espierres : presque parfait !
Alain (de Leers France).
25 octobre 2008
La pollution était évitable !
Luis Guëll-Jornet.
20 octobre 2008
L'Espierres encore pollué
Alain (de Leers France).
28 août 2008
Mon combat pour les canaux abandonnés
Charles Berg.
21 juillet 2008
Alerte à la pollution !
Marie Bennaceur.
3 juillet 2008
Halte aux engins à moteur ! Place aux PMR !
Pascal Huyghe.
6 février 2008
De l'eau de qualité, s'il vous plaît !
M. Guëll-Jornet.
4 janvier 2008
Différencier les espaces... en prenant en compte les pêcheurs
M. Cattez.
23 juillet 2007
Manque d'informations... et d'amarrages
Roger Edgar.
15 avril 2007
Chemin de halage
Francis Fauvergue.
29 mars 2007
Un formidable potentiel socio-économique
Mark Lloyd, au colloque Urban Water.
1er décembre 2006
Un canal, des racines
Rogère Duquesne.
25 avril 2006
Emilienne, l'enfance de l'eau
Emilienne Vandekerkove.
8 avril 2006
Pour des amarrages plus sûrs en ville : des anneaux plutôt que des bollards !
Roger Edgar.
3 mars 2006
Un autre élément du maillage bleu transfrontalier ?
Philippe Monsieur.
11 février 2006
Et les marchandises ...?
Annemarie Van Oers.


Ne manque qu'une cale de mise à l'eau !

Jean-Pierre Billiet (Leers, France) - 19 mars 2009.

Il est dommage, voire un non sens, dans le cadre des travaux effectués du pont du Grimonpont, que l'on n'ait pas pensé à prévoir une "cale de mise à l'eau" pour permettre aux utilisateurs de mettre une embarcation à l'eau. Alors qu'on a installé des pontons pour accoster, ceci pour ouvrir le canal à la navigation touristique. En effet, je possède une petite barque Quicksilver 450dlx et je pensais qu'il serait agréable pour moi, Leersois, de naviguer de temps en temps et même pêcher dans ce cadre qui vient d'être complètement transformé. Bien sûr cela profiterait et peut-être cela donnerait l'envie aussi à d'autres personnes de s'investir dans cette activité et concrétiserait l'idée de départ : naviguer à nouveau sur le canal. Je souhaite que cette idée retienne toute votre attention. Je reste à votre écoute pour proposer l'endroit idéal au cas où cela serait réalisable.
1er juillet 2009
Septembre arrive à grand pas et je me demande si cela est encore envisageable, réalisable, s'il existe une réelle volonté de concrétiser cette possibilité de naviguer avec une petite embarcation personnelle sans devoir faire des kilomètres et des kilomètres pour rejoindre une ville voisine qui a un tel équipement de mise à l'eau. J'ai le mauvais pressentiment que cela est comme dans beaucoup de cas, que du bla bla, les décideurs ne se souciant pas de l'avis de ceux qui font de telles demandes. Pour ma part, faute de possibilité de descendre ma barque en septembre et sans réponse concernant ce souhait, je compte me rendre en Mayenne pour assouvir ma passion et profiter de ce qui est mis en place gratuitement pour les usagers, malgré tout en ne comprenant pas pourquoi on ne peut pas le faire dans le Nord. Faut-il se résoudre à quitter la région pour profiter - pendant ma retraite et que ma santé me le permet - de naviguer sur l'eau ?

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Traversées dangereuses.

Luc (Bruxelles - Belgique) - 27 février 2009.

Il existe un nombre important de bordures et de traversées dangereuses de chaussées le long du canal de Roubaix. Est-ce que ceux-ci vont disparaître pour l'inauguration de septembre ? Cela ferait mauvais genre si les associations de cyclistes venaient manifester lors de l'inauguration.

Voir la réponse de LMCU, sur la page 'Vie des chantiers'

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Projet de sauvegarde de l'ancienne écluse de Don

Alain-Pierre Loyez, président du Cercle Historique de Don - 12 février 2009.

Nous sommes une association "Le cercle Historique de Don" et nous souhaiterions obtenir de votre part les cartes touristiques et des communes au fil du canal, ceci dans le cadre de notre projet de sauvegarde de l'ancienne écluse de Don, située sur la partie abandonnée par la mise à grand gabarit. Construite en 1869 et améliorée après la libération durant la période 1945-1948, cette écluse de gabarit Freycinet est le dernier ouvrage d'art hydraulique du patrimoine fluvial de Lille Métropole sur cette partie de la Deûle.

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50 bateaux annoncés à la fête !

Xavier Cleenewerck (Yacht Club de la Lys) - 18 janvier 2009.

Nous, membres du Yacht Club de la Lys à Halluin, souhaiterions participer avec nos bateaux à l'inauguration. Je pense que ces jours-là (les 19-20 septembre prochains), voir plein de bateaux depuis les abords du canal sera une attraction supplémentaire pour les promeneurs. Je sais pour l'avoir vécu que l'on pourrait faire venir sur le site une petite cinquantaine de bateaux de Wambrechies, Armentières, Quesnoy, Deûlémont, Warneton, Halluin, Wervicq, Kurnes, Deinze,... Le 3 mai 2008, pour faire voyager 86 personnes handicapées (de trois instituts belges) nous avons réussi à faire déplacer 45 bateaux de tous genres pour une promenade de trois heures Menin-Courtrai-Kurnes-Courtrai-Menin. Les autorités belges avaient exceptionnellement donné la gratuité des voies navigables uniquement pour les participants. Comme c'était un long week-end, les bateaux les plus éloignés pouvaient venir à leur aise. Concernant les promenades sur les chemins de halage, on devrait pouvoir faire comme nos voisins belges : interdire toute circulation d'engin motorisé sauf les fauteuils roulants motorisés pour handicapés. Il est agréable de voir depuis le bateau, les promeneurs sur les berges.

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Cloaque sur le chemin de Croix.

Didier Peillon (adjoint au Développement Durable) - Jacques Ferla (conseiller délégué à la Qualité de la Ville) - 6 janvier 2009.

Si les 19 et 20 septembre 2009, jours d'inauguration des canaux de la liaison Deûle-Escaut, seront jours de fête pour les villes qui ont bénéficié du programme Blue Links, ce sera malheureusement jours de deuil pour Croix. En effet au cours de la réhabilitation de cette liaison il a été décidé, pour des raisons qualifiées de budgétaires, de laisser en l'état le bras mort du canal de Roubaix dit branche de Croix. Pour ceux qui s'intéressent au sujet, nous les invitons à visiter le lieu pour se rendre compte de l'état désastreux dans lequel se trouve cette branche du canal (on peut l'aborder sur Croix à partir de la rue du Professeur Perrin à l'intersection de l'avenue Le Nôtre à la limite de Villeneuve d'Ascq).
Vous y découvrirez un plan d'eau devenu au fil des ans un véritable cloaque dont l'envasement approche les 90% du tirant d'eau avec sans doute en fond de lit des boues contaminées de métaux lourds hérités du passé industriel de cette zone, tandis que surnagent divers et multiples détritus provenant de décharges sauvages.
La municipalité croisienne a bien tenté le 16 septembre dernier, avec l'aide de Wasquehal et Villeneuve d'Ascq, villes limitrophes de ce bras mort, de débloquer la situation en réunissant les collectivités et institutions concernées: Lille Métropole Communauté Urbaine, Espace Naturel Métropolitain et Voies Navigables de France, mais sans résultat. Devant cette indifférence, il est bon de savoir que les croisiens profiteront trés probablement de l'inauguration pour médiatiser la situation inacceptable de ce bras mort qui plus que jamais mérite bien son appellation.

Voir la réponse de Slimane Tir, vice-président de LMCU, sur la page 'Vie des communes'

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Halage du Canal de l'Espierre : presque parfait !

Alain (de Leers France) - 1er décembre 2008.

Comme beaucoup d'amis du canal, je suis impatient du retour d'un canal propre en Belgique. Quand les dragages seront-ils réalisés entre la frontière française et l'Escaut ? Les berges de halage du canal rénovées sur la commune de Spiere-Helkijn permettent d'aborder le halage de l'Escaut en toute sécurité pour les piétons et cyclistes. Dommage qu'il reste une section courte mais très dégradée et dangereuse de halage du canal entre l'écluse Belge de Warcoing et la partie rénovée de Spiere-Helkijn. C'est d'ailleurs le seul point noir, pour les cycliste venus de France en direction du halage de l'Escaut.

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La pollution était évitable

Luis Guëll-Jornet (Amis du canal de l’Espierres) - 25 octobre 2008.

Votre explication sur le ruisseau qui "passe en siphon sous le canal dans le bief en aval de l'écluse d'Estaimpuis, pour rejoindre le riez d'Espierre de l'autre côté" est inexacte ! Vous désinformez vos nombreux lecteurs ! Depuis le dernier conflit armé mondial - au moins - le siphon n'existe plus. Sur l'incident lui-même, nous maintenons qu'il s'agit d'un cas de négligence gravissime de LMCU. Et ce n'est pas la première fois ! C'est purement et simplement du mépris à l'encontre d'un état membre mitoyen ! De toute façon, que risquent les responsables de LMCU ? Et le "principe de précaution" ? Ils s'en moquent ou, pire, ne connaissent pas ou encore pire, n'y pensent pas ?
"Les effluents des usines (dont une teinturerie) sont normalement évacués par le réseau d'assainissement pour être traités par la station d'épuration de Grimonpont." Oui, mais le dimensionement de la station de relevage du Petit-Tourcoing à la frontière franco-belge est nettement insuffisant ! Et il n'existe pas de bassin tampon de rétention en cas de problème grave pour éviter les pollutions que nous connaissons de manière récurrente !
Je promets bien du plaisir aux plaisanciers anglais, hollandais... (avec leurs joyaux de bateaux) qui emprunteront fièrement le canal de l'Espierre !
Sûr qu'ils apprécieront de voguer sur les flots... 'lie de vin' entre Estaimpuis et Saint-Léger !

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Le Canal de l'Espierres encore pollué

Alain (de Leers France) - 22 octobre 2008.

J'emprunte régulièrement le chemin de halage depuis le pont de Grimonpont à Leers (France) pour rejoindre l'Escaut en Belgique. Je constate que le canal est très pollué à partir du Pont d'Estaimpuis (couleur rouge, et boue flottante à la surface du canal). Cette pollution s'estompe au fur à mesure de ma progression vers l'Escaut sur la commune de Spiere en Belgique. Pourquoi ce pic de pollution à cet endroit, alors que sur l'Escaut les pêcheurs reviennent et qu'en amont de ce pont d'Estaimpuis le canal est très poissonneux ? L'Espierre après traitement par la station d'épuration de Leers/Wattrelos coule jusque l'Escaut, avec une eau de bonne qualité, lorsqu'il se jette à l'Escaut le ruisseau est peuplé de canards et poules d'eau. Est-ce le riez Delbecq qui est responsable ? Cette pollution a toujours existé depuis des années que je fréquente le canal, pourquoi ne pas raccorder ce riez par un siphon sous le canal au riez de l'Espierre ? Des travaux sont en cours sur la commune de Leers, au niveau du pompage du Riez Delbecq vers la station d'épuration avec le percement d'un bassin d'orage, ça réglera peut-être la pollution du canal de l'Espierre.

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Mon combat pour les canaux abandonnés

Charles Berg - 28 août 2008.

Redonner vie aux canaux abandonnés, c'est un "combat" pour lequel je milite, à mon humble niveau, depuis près de 20 ans. Et voir renaître ces voies d'eau dont on a connu les écluses murées est une grande satisfaction (canaux de Pont-de-Vaux, d'Orléans, de Berry, rivières Cher, Lot, Baïse...), même si, dans ce domaine, nous avons encore beaucoup de retard sur nos amis britanniques, et - hélas - beaucoup moins de motivation qu'eux. J'espère pouvoir venir bientôt tremper la sole de MS Blue Berry dans le canal qui relie le pays d'Astérix à celui de Tintin.

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Alerte à la pollution !

Marie Bennaceur - 21 juillet 2008.

Je me permets d'attirer votre attention sur le fait suivant : ce matin, en me baladant sur le bord du canal, j'ai remarqué qu'à 3 kilomètres environ de la frontière franco-belge côté Belgique, que l'eau du canal était "rouge-bordeaux". Qu'en est-il ? Faut-il craindre une pollution du canal ?

En réponse à cette inquiétude, vous pouvez voir notre article sur la page Environnement.

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Halte aux engins à moteur ! Place aux PMR !

Pascal Huyghe - 21 juillet 2008.

Bonjour,
Le 11 juin prochain, il y aura l'inauguration officielle de « La Maison du Canal » à Leers-Nord. Avec la remise en état des écluses, la promesse du dragage complet, c'est une preuve qu'à force de ténacité et de volonté, tant du pouvoir communal et des particuliers, il y a moyen de faire avancer les choses dans le bon sens.
Reste maintenant, à faire en sorte d'interdire l'accès des bandes herbeuses et le chemin de halage aux différents engins à moteurs qui prennent ces endroits pour des terrains de cross ou de zones de stationnement et qu'ils sont les seuls à pouvoir bénéficier de leur utilisation. Il serait peut-être bon que les services de police fréquentent le site et n'hésitent pas à dresser des procès verbaux.
Un autre point, il serait bien également de faire que le site soit accessible aux personnes à mobilité réduite en créant des boucles incluant le chemin de hallage et les bandes herbeuses. Il existe des systèmes de pontons (caillebotis) prévus pour permettre la circulation des personnes à mobilité réduite (personnes en chaise roulante, difficulté de se mouvoir, parents avec poussettes, aveugles, personnes âgées,...).

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De l'eau de qualité, s'il vous plaît !

M. Guëll-Jornet - 6 février 2008.

De la « Deûle à l'Escaut », les problèmes « d'alimentation en eau » ne datent pas d'hier... Doux euphémisme ! Et l'association « Les Amis du canal de l'Espierre » de Leers-Nord s'est souvent battue pour obtenir un niveau d'eau acceptable, afin de garantir la survie de la diversité biologique, ainsi que la pratique de la pêche... Or, en nous basant sur les informations disponibles en France (car, malgré les assertions, les gesticulations du bourgmestre d'Estaimpuis, en Belgique il n'y a aucune donnée disponible à ce sujet...), nous prenons bonne note des dispositions prises relativement à une « bonne alimentation du canal... de la « Deûle à l'Escaut ».
D'abord, l'alimentation « historique »... L'ancienne «source» d'eau du canal, l'Usine élévatoire de Lille, servira encore quelques années. « VNF » investit près de 200 000 euros hors budget « Blue Links », pour remplacer la pompe actuelle qui risquait de rendre l'âme, précise-t-on...
Ensuite, un système d'alimentation en eau totalement repensé, nous garantit-on... D'abord, construction de « stations de pompage » au niveau de chaque écluse : à chaque « bassinée », l'eau du bief aval étant relevée au niveau du bief supérieur. Puis, l'apport d'eau de qualité (?) de la station d'épuration de Wattrelos issue d'un traitement final par un système dit « d'îles filtrantes ». Cette contribution garantira - nous affirme-t-on - la qualité d'eau du canal de Roubaix & de l'Espierre et permettra également d'enrichir la biodiversité du cours d'eau.
Oui, mais... « Quid » de la qualité de l'alimentation « forcée » de notre cher canal par les « eaux de lessivage » des chaussées et des égouts - transitant au travers des très nombreux « déversoirs » branchés sur la voie d'eau - en cas de pluies importantes et d'orages ? Et, à ce sujet, avant le commencement des travaux, y a-t-il eu, effectivement parfaite consultation, concertation entre L.M.C.U. et les différents partenaires du projet « Liens Bleus », en France ? Et en Belgique ? Qu'il nous soit permis d'en douter...

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Différencier les espaces... en prenant en compte les pêcheurs.

M. Cattez - 4 janvier 2008.

Tout à fait d'accord avec Monsieur Francis Fauvergue en ce qui concerne les chemins de hallage et la cohabitation pacifique des joggers, cyclotouristes et promeneurs de tout poils qui utilisent chacun les chemins de hallage. Il serait intéressant que de-ci de-là, soit dispersés des espaces dévolus aux pêcheurs. Ceci effectivement, pour épargner le matériel de pêche que les adeptes de ce sport sont amenés à "disperser" autour d'eux (et ceci de façon tout-à-fait raisonnable) afin de pratiquer leur sport préféré. En effet les cannes à pêche à emboitement long bien souvent de 9 à 13 mètres sont déposées de façon régulière en arrière du pêcheur et dépassent de ce fait largement sur les espaces de circulation communs. Il est assez fréquent que les élèments de canne à pêche soit écrasés par des utilisateurs qui ne s'attendent pas à trouver ce genre de matériel à même le sol. Celà rend une canne à pêche inutilisable et le prix d'un élément de remplacement coûte en général autour de 80 ?.
Mon propos n'est pas de privillégier telle ou telle pratique mais le canal ayant deux voies de hallage, mettre en pointillé sur sa longueur quelques espaces dédiés "aux rois de la gaule" ne parrait pas extravagant. A noter également que les amateurs de pêche sont bien souvent de bons observateurs et qu'en aménageant ces quelques points ils deviendraient par la même "tour d'observation" notamment en matière de pollution. En tout cas, la tournure que prennent les abords de notre canal roubaisien donne l'envie de se réaproprier cet espace et j'y retourne très régulièrement pour me promener, jogger ou tout simplemnt flâner. Vivement l'inauguration ... j'y serais coûte que coûte, ça c'est sûr !

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Manque d'informations... et d'amarrages.

Roger Edgar - 23 juillet 2007

Quelques remarques après une récente visite des deux extrémités de la liaison Roubaix-Espierres, lors d'un voyage dans le nord de la France et en Belgique.

La partie belge de l'Escaut est très attractive, ceci par rapport à la fin du canal dans la ville de Lille, décrite comme peu attrayante. J'ai été surpris de voir qu'il n'y avait aucune information ou publicité sur la réouverture du canal. Une autre observation, en rapport avec la future utilisation du canal, est la disponibilité des places d'accostages à l'approche des jonctions avec l'Escaut et la Lys. Sur l'Escaut, il y a Bossuit, à environ 6 km et une écluse en aval, à la jonction avec le canal Bossuit-Courtrai. Le guide récemment publié sur la Belgique (de Jacqueline Jones, publié par Imray), réclame des pontons avec eau et électricité. En réalité il y a environ 100m de quai bien aménagé avec des amarrages, un bon tirant d'eau, mais pas de point d'eau et un panneau d'électricité vandalisé. Le quai est très fréquenté au point qu'il est difficile d'utilisation. Vers l'amont, il n'y a rien jusqu'à Antoing et Péronnes.

Du côté français, il y a un joli petit port à Wambrechies, quelques km en aval avec un bon tirant d'eau, fourniture d'eau et d'électricité, mais envasé (1,2 m à l'entrée, un peu moins d'1 m à mi-chemin). Pour beaucoup de bateaux, seul l'amarrage à l'extérieur devrait être possible. A Lille, le quai d'amarrage, en amont de l'écluse du bras mort de la citadelle, est un emplacement agréable, mais il n'y a ni point d' amarrage, ni eau, ni électricité (malgré une fontaine qui montre bien la présence d'eau potable disponible de ce côté).

Si la réouverture pouvait servir à quelques améliorations pour tous ou certains de ces amarrages, je suis sûr que ça valoriserait l'utilisation de cette nouvelle liaison.

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Chemin de halage

Francis Fauvergue - 15 avril 2007

Étant cycliste, j'ai déjà apprécié le circuit par le canal de Roubaix, la Marque, la Deûle, la Lys et retour par Menin et Mouscron, que j'ai parcouru il y a 3 ans. Une réflexion : ne pourrait-on pas avoir un chemin pour les pêcheurs et un autre pour les cyclistes ? Pendant que nous roulions le long de l'Escaut, mon compagnon n'a pu éviter de rouler sur une canne à pêche, le pêcheur retirant sa canne juste au moment de notre passage.
Et indiquer le changement de berges aux ponts ...

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Un formidable potentiel socio-économique.

Interview de Mark Llyod - 29 mars 2007

Nous avons rencontré Mark Lloyd, consultant Voie d’eau à l’occasion du colloque Urban Water en Mars dernier. Il revient sur les potentialités offertes par la remise en navigation du canal. Témoignage.

David : « Mark, comment avez-vous été impliqué dans le projet de réhabilitation du canal de Roubaix ? »

Mark : « Le maire de Roubaix m’a demandé en 1999 de venir avec deux de mes confrères de l’établissement public British Waterways : Judy Grice, architecte, et Ian White, ingénieur. Ils ont été très étonnés de trouver de nombreuses similitudes entre le Canal de Roubaix et nos canaux en Grande-Bretagne. »

David : «  Et l’étude PADDE ? »

Mark : « C’est arrivé plus tard. On m’a demandé de rejoindre l’équipe de l’étude PADDE pour étudier les impacts socio-économiques. Mais aussi pour mettre en avant tous les bénéfices que pourraient amener la réouverture du canal au niveau local. »

David : « À quel moment cela s’est-il passé ? »

Mark : « C’était en  2002. »

David : «  D’accord, mais aujourd’hui en 2007 comment voyez-vous l’avenir du projet et comment analysez-vous les impacts de la réhabilitation ? »

Mark : « C'est formidable ! La réhabilitation des écluses est finie, le travail des  paysagistes avance vite.  Je pense que c’est merveilleux d’offrir  aux communautés locales un projet qui avance si bien et si vite. »

David : « Nous parlons actuellement de réhabilitation qui est un projet local, mais en quoi ce projet est-il d’intérêt européen ? »

Mark : « Il est européen car il ne s’adresse pas seulement au marché local mais à toutes personnes qui portent un intérêt aux canaux et tout particulièrement aux plaisanciers en France, aux Pays-Bas, en Belgique et en Grande-Bretagne. Pour ces derniers, je crois qu’il y a un grand intérêt qui peut être exploité. »

David : « Que représente cet intérêt sur le plan économique ? »

Mark : «  Au niveau économique cela représente de nombreux visiteurs qui pourront dépenser dans les commerces locaux. Cela implique également l’augmentation des valeurs immobilières, les propriétaires actuels pourront investir dans de nouveaux biens ou effectuer des rénovations. Ces investissements d’infrastructure engendrent une augmentation de la valeur globale des biens immobiliers et donc des recettes fiscales des collectivités. »

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Un canal, des racines.

Interview de Rogère Duquesne - 1er décembre 2006

Quand on écoute Rogère Duquesne raconter son attachement au canal de Roubaix, c’est comme ouvrir un livre d’histoire et d’images où se lit une belle leçon de vie.

Rogère Duquesne aurait dû naître comme ses sœurs, sur le bateau ; mais en 1944, la guerre en décide autrement et elle naîtra dans une maison. Petite fille et fille de mariniers elle passera en revanche les 11 premières années de sa vie sur les canaux.

"Ce sont vraiment mes racines"dit-elle en commentant une à une de précieuses photos noir et blanc : des bateaux en bois au début qui ne transportaient que du charbon ou du sable parce que ça ne craignait pas trop l’eau. Plus tard les bateaux en fer permettent de diversifier les marchandises que ses parents transportent en France et en Belgique et vident parfois à Wattrelos ou à Roubaix.

"La géographie aussi je l’ai apprise sur les canaux" se souvient Rogère qui ne supporte pas la séparation à l’âge où les autres enfants rejoignent la pension. Après quelques semaines d’école "où elle se serait rendue malade", elle revient sur le bateau et suit les cours par correspondance.

"On vit sur le bateau et on est heureux"

Ce n’est pas le grand confort à cette époque, le logement est petit, "mais on est en famille ! Mon père, ma mère et mes sœurs. Et puis c’est la liberté, on n’est pas enfermé ! Quand les biefs ne sont pas très longs, on suit sur les berges, on est dans la nature".

Une liberté qui ne concède rien aux règles de sécurité. "Ça pouvait choquer les gens ‘d’à terre’, mais petits on était attachés sur le bateau pour ne pas tomber à l’eau ou risquer de s’étrangler avec la barre, la fameuse ‘guillotine’ qui sera remplacée plus tard par le macaron.

"C’est là que nos parents nous ont appris le respect de l’autre, la solidarité"

"Quand on s’arrêtait le soir on se retrouvait, tous les mariniers se connaissaient, on croise ses amis, ses cousins, ses oncles,... les enfants jouent ensemble sur les berges, on ne connaissait pas l’agressivité."

Mais la convivialité rime ici avec respect et solidarité : s’il y a du vent on aide le voisin à amarrer. "Et puis, il y a des règles qu’on nous apprend tout petits : il n’était pas question pour les enfants de courir sur le bateau d’à côté, ça ne se faisait pas." Pas question non plus de passer sur le bateau amarré près du sien par derrière parce que c’était le logement de la famille. "C’était pas contraignant, on était habitué".

Rogère évoque encore avec un bonheur non dissimulé le passage des écluses toujours fleuries, les enfants agglutinés sur les ponts pour voir passer les bateaux, la fierté d’aider son père à goudronner les écoutilles, les mariages où on pavoise les péniches, les choix des voyages au bureau d’affrètement.

Rogère parle aussi des coups durs, les hivers où les plats-bords sont gelés et où l’on risque la vie de toute la famille, les revenus qui ne sont pas élevés et surtout la maladie et l’hospitalisation de son père qui contraint toute la famille à vivre 'à terre'.

"A cette époque, une femme seule n’a pas le droit de conduire une péniche".

"Un canal c’est une richesse !"

Installée à Roubaix depuis sa vie 'à terre', Rogère Duquesne ne s’est jamais éloignée du canal qu’elle a défendu avec acharnement au sein de son comité de quartier.

"Quand un canal ferme, les berges se détériorent, les écluses aussi, un canal c’est un lieu de vie." Parmi les nombreux projets qui se dessinent autour du canal, Rogère cite les nouveaux quartiers qui favoriseront les logements individuels avec de petits jardins, Rogère espère vraiment "qu’on puisse y retrouver cet esprit de partage, de convivialité et d’entraide".

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Emilienne, l'enfance de l'eau

Emilienne Vandekerkove - 25 avril 2006

Il était une fois une petite fille de 2 ans et demi, venue s’installer avec ses parents, son frère et sa grand-mère maternelle à la ferme du canal, à « l’cense Casaque » pour ceux qui connaissent. Très vite, mon frère et moi-même, nous sommes liés d’amitié avec Chantal la petite fille du café d’à côté : « Estaminet-boutique » tenu par Jérôme et ses filles.
Nous étions 3 mousquetaires. Un pour tous, tous pour un. A pieds, à Cheval, et surtout à vélo. De la Deûle à l’Escaut, nous étions des héros.
J’avais 8 ou 10 ans quand le canal est devenu mon ami, mon terrain de jeux et mon doux nid. Avec l’accord de mes parents, nous jouions le long du canal, jamais très loin, presque à portée de vue, maman était très vigilante. C’était d’aussi loin que je me souvienne, des vacances magiques, des moments idylliques. Notre endroit de prédilection, c’était l’écluse et les péniches, la maison de Jeanne et Victoire. L’aubette et les douaniers, il faut que je vous raconte : il y avait Claudy, Serge, Jean et bien d’autres encore mais je ne revois que leurs visages.
Quant à Michel, l’éclusier, je le regardais les yeux écarquillés, ouvrir et fermer ses écluses. J’aurais bien voulu l’aider mais j’étais si froussarde que je n’osais pas lui demander.
Quand la péniche était dans l’écluse, nous pouvions y monter. Exceptionnellement bien sûr ! Ah le plaisir du  « pour une fois » !... Le chargement des ses grosses machines flottantes me fascinait. C’était du gravier, du charbon, du blé.
Parfois nous pêchions pour faire « comme »… Une branche bien coupée, une allumette pour bouchon, rien de méchant pour les poissons et le tour est joué. Nous étions pêcheurs d’Islande, bateliers de la Volga. Nous étions heureux, tout simplement.
Que de promenade, que de fou-rires, d’herbes écrasées par nos goûters.
Le canal, 50 ans plus tard, c’est toujours et plus que jamais la berceuse de mon enfance ; le souvenir d’un frère adoré et d’une amie toujours aimée.
Un peu de son eau coule dans mes veines, du O positif pour l’éternité et j’en suis fière. La majesté de ses peupliers me rassure et me pousse à regarder vers les sommets.
Il est et restera une partie de moi.

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Pour des amarrages plus sûrs en ville : des anneaux plutôt que des bollards !

Roger Edgar - 8 avril 2006

J'ai lu les projets de réouverture du canal avec intérêt. Pour commencer, une petite observation concernant l'aménagement des amarrages. Il est probable que les 'convois' franchissant les échelles d'écluses comptent assez fréquemment 3 bateaux entre 8 et 12 m de long. Par conséquent 3 bollards sur 38m de long, longueur d'une péniche, n'est pas adapté - il en faudrait au moins 4, voire un ou deux de plus.
Une autre remarque au sujet des amarrages. Afin de limiter les risques de desserrage accidentel des amarres des bateaux pendant la nuit ou lorsqu'ils sont laissés sans surveillance, il vaudrait mieux installer des anneaux auxquels fixer les amarres et détachables une fois à bord (ou ces taquets utilisés dans les ports maritimes) plutôt que des bollards. Il m'est arrivé à 5 reprises ces 10 dernières années de voir mes amarres détachées, toujours en zones urbaines et toujours dans des situations où la corde pouvait facilement être ôtée du bollard par quiconque passant par là.

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Un autre élément du maillage bleu transfrontalier ?

Philippe Monsieur, Président de NautiV, Fédération des Industries Nautiques Flamandes - 3 mars 2006


Photo de l'écluse de Houtem, © NautiV

Il existe un autre canal transfrontalier, quasiment oublié, qui s'appelle Canal de Bergues (Bergenkanaal) en Flandre, puis Canal de la Basse Colme en France. A Bergues ce canal devient le Canal de la Haute Colme. Il n'existe pas de projet, selon mes informations, sur le canal côté flamand, qui est à très petit gabarit (l'écluse de Houtem faisait 26,65m de long et 3,50m de large). Le Canal de la Basse Colme est beaucoup plus grand, et il suffirait de rendre mobiles quelques ponts pour qu'il soit navigable pour les bateaux de plaisance.
Une liaison navigable pour la plaisance entre Furnes (Veurne) et Bergues (et de là vers Saint-Omer) serait un merveilleux projet, et techniquement faisable. Elle traverse un merveilleux paysage de polders, que seuls les cyclotouristes connaissent aujourd'hui.
Dans la même région, quelques kilomètres au sud, l'administration des voies navigables flamandes (W&Z) a réalisé quelques travaux permettant aux bateaux de plaisance de remonter l'Iser de Fintele (jonction avec le Canal de Lo) jusqu'à une jolie halte de plaisance à Roesbrugge.

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Et les marchandises ...?

Annemarie Van Oers - 11 février 2006

Les propriétaires de Picaro, une péniche de 38.50m (www.picaro.nl), sont aussi intéressés par le programme Blue Links :


La sistership du 'Picaro' au 1/40ème.

Nous soutenons toutes les initiatives qui attirent l'attention sur les possibilités de transport de marchandises sur les canaux à petit gabarit. Toutefois, nous avons bien peur qu'un tirant d'eau de 1.60 m ne soit plus du tout rentable pour le commerce (180 tonnes maximum au lieu de 250 tonnes).
Pour les festivités d'ouverture, nous ferons de notre mieux pour participer nous-mêmes ou délèguerons à un collègue qui est prêt à le faire, mais c'est toujours difficile pour des mariniers (cela revient finalement assez cher) de participer à ce genre d'événement. Nos voyages peuvent être prévus dans une certaine mesure, mais nous ne pourrions confirmer que quelques jours à l'avance.
Emprunter le canal à vide sera sans doute plus facile et moins cher que chargé aux trois quarts, à moins que les autorités locales ne puissent trouver du fret et tout ce qui va avec. Mais nous devons être absolument certains que le tirant d'eau sera suffisant (et qu'aucune épave de voiture ou de vélo ne reste sur le fond), et que le tirant d'air et la largeur soient respectés (très souvent le haut des murs des écluses vieilles ou non-entretenues est penché vers l'intérieur du sas et de nombreuses écluses se révèlent un peu moins larges après leur restauration par VNF...).
La plupart des mariniers hésitent à franchir en premier un canal français après un chômage de trois semaines, alors après 23 ans d'arrêt ...

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